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fut consulté en cestermes. Vouleza » vous,ordonnez-vous, Messieurs,que si la république du peuple Romain fort victorieuse, comme je le souhaite,

des guerres que nous avons actuelle», ment contre les Carthaginois, & » contre les Gaulois d'en-deçà les Al» pes, on immole à Jupiter , le jour „ que le peuple Romain & le sénat

l'auront ordonné, tout ce qui sera

né pendant le printemps, parmi les ,, troupeaux de brebis, de cheyres &

de beufs, & que ces animaux deviennent facrés, de profanes qu'ils seront : que tous les particuliers qui seront dans le cas de les immoler, le fassent quand ils voudront, & avec

les ceremonies qu'ils voudront ; & », que ce sacrifice soit legitime , de „ quelque maniere qu'il soit offert : , que si l'animal destiné à servir de

victime vient à mourir, il demeure profane, &

que sa perte ne soit point „ regardée comme une impieté: que fi

quelqu'un vient à le tuer fans des sein, on ne lui en faffe point un

crime: que s'il s'en trouve quelqu'un „, de volé, ce vol ne puisse préjudicier ,, ni au peuple Romain , ni à celui à » qui on l'aura fait: que si quelqu'un

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fait son sacrifice un mauvais jour , sans le sçavoir, il ne laisse

pas

d'être « bien fait : qu'il soit regardé comme “ legitime, soit qu'il foit offert par “ une personne libre, ou par un escla." ve, de jour ou de nuit : enfin, que fi quelqu'un immole avant le temps marqué par le sénat & le peuple, la “ sépublique ne soit point tenuë de “ ces inadvertences involontaires ? Le « peuple consentit à tout. On ordonna, pour la même fin, qu'on employeroit à la célebration des grands jeux , la somme de trois cent mille trois cent trente-crois pieces de monnoye, & le tiers d'une de ces pieces : qu'on immoleroit à Jupiter trois cent boeufs, & à beaucoup d'autres dieux, des boeufs blancs, & d'autres victimes. Tous ces vaux ayant

été faits avec les ceremo. nies ordinaires, on indiqua le jour de la procession publique, à laquelle on vit aslifter, avec leurs femmes & leurs enfants , non-seulement les citoyens de Rome, mais encore tous ceux de la campagne, qui s'interessoient à la conservation de la république, aussi-bien qu'à celle de leurs biens propres. Enfuite les statuës des dieux furent del cenduës par les soins des decemvirs.

On exposa fix lits à la vûë du peuple: . le premier étoit destiné à Jupiter & à Junon : le fecond, à Neptune & Mi. nerve : le troisiéme, à Mars & Venus: le quatriéme, à Apollon & Diane : le cinquiéme, à Vulcain & Vesta ; & le fixiéme, à Mercure & Cerès. Alors le dictateur Q. Fab. Maximus s'engagea pour tout le peuple, à la construction du temple de Venus Ericine, parce qu'on avoit trouvé dans les livres de la Sibylle, que ce væu devoit être prononcé par

par celui qui auroit la plus grande autorité. T. Otacilius, préteur, s'engagea pour celui de la Prudence.

Des affaires de la religion, le dictateur passa à celles de la guerre. Il examina sur tout avec les sénateurs quelles seroient les legions qu’on opposeroit à l'ennemi vainqueur, & combien on lui en opposeroit. Le résultat de la déliberation fut, qu'il recevroit l’armée des mains du conful Cn. Servilius : qu'il leveroit, outre les troupes dont elle seroit composée, autant d'infanterie & de cavalerie qu'il jugeroit à propos, tant parmi les citoyens, que parmi les alliés : & que dans tout le reste, il feroit tout ce qu'il jugeroit nécessaire

pour

le bien de la républi.

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que. Fabius déclara qu'il ajouteroit
deux legions à celles dont étoit com.
posée l'armée du consul. Et les ayant
fait lever par le maître de la cavalerie,
il leur ordonna de se rendre à Trivoli
au jour qu'il leur marqua. Il publia en
même-temps un édit, par lequel il or-
donnoit à tous ceux qui habitoient
dans des villes ou des châteaux peu
fortifiés, de se retirer en lieu de sureté;
auffi-bien qu'à ceux de la campagne,
qui se trouvoient dans le chemin par
où devoit passer Annibal. Et pour lui
ôter les moyens de subsister, il fic
mettre le feu aux maisons, & dé-
truire les moilions des lieux qu'on
avoit abandonnés. Après quoi il partic
lui-même par la voye Flaminia , pour
aller au-devant du consul & de son ar-
mée. Lorsqu'il fut près d'Ocricule, il
apperçut le consul qui venoit à la ren-
contre à cheval, accompagné de quel-
ques officiers à cheval comme lui. Et Autorité de
sur le champ il lui envoya ordonner de
mettre pié à terre avec ses gens, & de
le venir trouver sans liteurs & fans
suite. La prompte obéissance du con-
ful, & le respect avec lequel il aborda
Fabius, rendit aux citoyens & aux al-
liés cette haute idée de la dictature,

la Dictaturen

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que le temps avoit presque effacée. Dans le tems qu'ils s'entretenoient encore ensemble, le dictateur reçut des lettres de Rome, par lesquelles il apprit que des barques qui étoient parties du port d'Oftie, chargées de provi. sions pour l'armée d'Espagne, avoient été prises par la flotte des Carthagi. nois, auprès du port de Cossa. C'est pourquoi Servilius eut ordre de se rendre au plutôt à Ostie, de prendre tout ce qui se trouveroit de vaisseaux dans le port de cette ville, ou à Rome , de les remplir de soldats & de matelots, de poursuivre la flotte ennemie, & de défendre les côtes d'Italie. On avoit fait de grandes levées dans la ville, où on avoit enrollé jusqu'aux enfants des affranchis qui étoient en âge de porter les armes. De ces nouvelles recrûës, on prit ceux qui étoient au-dessous de trente-cinq ans pour servir sur la flotte : les autres resterent à Rome pour la défense de la ville.

Le dictateur ayant reçu l'armée des mains de Fulvius Flaccus , l'un des lieutenants du consul, se rendit à Ti

voli le jour qu'il avoit ordonné aux fol. Sabias prend dats de s'y trouver. De là il retourna à falutaire de Preneste, dans la

voye latine temporises.

chemins

par des

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