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sienne, le dit positivement natif d'Auxerre en Bourgogne. Ce bibliothécaire cite une édition des Mots dorés, de 1543, à Paris, chez Alain Lotrain, et depuis chez Jean Bonfons. Ou la Croix du Maine se trompe en écrivant 1543 pour 1533, ou c'est une édition de ce que vous appelez l'extrait du second 20lume, ou enfin c'en est encore une du second volume des Mots dorés.

Du Verdier en cite une autre des mêmes Mots dorés, in-8°, à Paris, chez Denis Janot, sans date. Est-ce le second volume, ou simplement l'extrait? Le titre de cette édition est différent de celui que vous citez, comme vous pouvez le voir page 1017. de sa bibliothèque. Il diffère aussi de celle que j'ai actuellement entre les mains.

Il me paroît, Monsieur, que vous n'avez point vu cette dernière, qui est gothique. Ce n'est certainement point la même que la vôtre ; vous en jugerez bientôt. Voici le titre de la mienne : Les Mots dorez du grant et saige Cathon, en françoys el latin, avecques plusieurs bons et très utilles enseignemens, proverbes, adaiges, authoritez et dicts moraulx des saiges, prouf. fitables a ung chacun, nouvellement revus et corrigez avec plusieurs aultres bons enseignemens adjoustez, oultre la precedente impression. Et a la fin du dict volume sont insérées aulcunes propositions subtilles, problématiques et énigmatiques, sentences. ensemble l'interprétation d'icelles pour la consolation des auditeurs. Cum privilegio. On les vend a Paris, a la rue neufveNostre-Dame, a l'enseigne Saint-Nicolas, in-16, sans date.

Pierre Gromet (car c'est ainsi qu'il signe ici son nom, quoi. qu'il écrive toujours en latin Grosnetus) dédie son livre à Henri de Valois, daulphin de France, et a Charles, duc d'Angoulesme. Ce qni prouve clairement que celle édition ne sauroit être an. térieure à 1536, puisque Henri de Valois, qui fut depuis le roi Henri II, ne devint dauphin qu'après la mort de François, son frère aîné, arrivée le 10 août de cette année. On lit dans cette épître dédicatoire une singularité dont je vous fais pari, d'au. tant plus volontiers que cette épître manque dans votre exemplaire gothique ; c'est que Gromet donne à ces princes la qualité de Majesté. Je sais que ce glorieux titre se trouve dans plusieurs lettres écrites à quelques personnes distinguées par leur

rang, surtout aux évêques. Mais je n'aurois pas cru que cet usage eût été en vigueur jusqu'en 1536, et pent-être Gromet est-il le seul qui en ait honoré de son temps d'autres que des monarques. Il ajoute dans cette épître, qui est vraisemblable. ment différente de celle qui se trouve dans votre édition in-8°,' qu'après avoir écrit le second volume des Mots dorez dit saige Cathon, avec un enchiridion des vertus morales et intellectuables, il a considere de voir, visiter et augmenter ce premiei rolume, Il entend sans doute votre édition gothique, qui doit être amie! rieure à celle-ci, puisque les solutions des questions énigmatiques, qui manquent dans la vôtre, se trouvent dans la mietine. Je prends pour exemple les vers que vous citez, et dont voici le premier :

Homme qui oncques ne fut né. On lit au bas, de même que dans l'édition de la veuve Bona fons, c'est Adam. Je ne vous en rapporterai plus que deur exemples assez courts, pour ne pas ennuyer beaucoup. ·

Ad Sylvam vado renatum cum cane quinto,
Quod capo perdo, quod fugit hoc habeo.
A la forest m'en

vays

chasser
Avecques cinq chiens à trasse,
Ce que je prends, je perds et tiens,

11"
Ce qui s'enfuit, ay et retiens,
Or devinez de cette affaire,

Comme cela se pourroit faire. C'est quand on va chasser en sa téle avecques cinq doits de la main, pour prendre et tuer ces petites bestes.

Je crois que ce commentaire de Gromet est assez clair. Au reste, il y a faute de rime dans le premier vers, et l'auteur l'avoit peut-être écrit de la manière suivante ou à peu près, du moins il auroit dû le faire :

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Au bois je m'en vais à la chasse.

A Paris un homme a eu la tête tranchéc, quatre-vingts cordeliers eurent la tête coupée, et en tout n'y fut trouvé qu'ung trépassé.

C'est-à-dire : un quidam eut en Grève la tête tranchée, el

. Frère :

ce morceau se rapporte assez à celui que je viens de produire, je vais vous nommer seulement tous ces anciens poèles. Jelian Duval. Pierre Binel. Julien Hebert. Guil.

Julien des Hayes. - J. Dubois. - Guillaume Tybaud. - Jehan Conppel. Jean Mallard. Innocent Tournemotle. Jehan Baillehache, sergent. + Maistre Pierre Gaultier. Nicolas Vatel. Frère Benoist Bar. ---Julien le Galloys. Pierre Benard, P. du Doal, Hervé Fierabras. - Maistre Fran, çois Robert, prieur. — Maistre Clement Hebert. Nicolas Fournyer. Geuffroy le Prevost. - Nicolas Baudry, Coppin. - Nicole Boyssel, -- Henri Toulouze - Jehan Maurice.

Nicole de Mandeville.Bomain Breard. -- Robert Becquet.

Frère Nicole le Forestier, souprieur des Celestins. François Robert, procureur. - Robert Bellanger. -- Jo. le Blond, Curiæ parlamenti advocatus.

Remarquez qu'il y a trois religieux dans ce catalogue et des gens de plusieurs sortes d'états. Le Parnasse u'a jamais été fermé à personne; chacun pouvoit boire aux fontaines de l'Hélicon. Je suis, etc. is it is

A Paris, će is avril 1939.

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LETTRE DE M. JOLY, CHANOINE DE LA CHAPELLE-AU-Riche

DE DIJON, A M. L'ABBÉ LE BEUF, CHANOINE
CHANTRE D'AUXERRE.

ET SOUS

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Souffrez, Monsieur, qu'un homme qui vous est entièrement inconnu prenne la liberté de vous demander quelques éclaircissemens sur la lettre que vous avez iusérée dans le Mercure du mois de mars dernier.

Vous pároissez avoir quelque curiosité d'apprendre si feu M. l'abbé Papillon a parlé de Pierre Grognet dans sa bibliothèque manuscrite de Bourgogne. Comme c'est à vous, Monsieur, qu'il est presque uniquement redevable des écrivains auxerrois que renferme cet ouvrage, ainsi qu'il n'en a quelquefois fait l'aveu, il a cru apparemment que Grognet étoit né à Touci, suivant que vous le dites à la page 72 de la préface de votre Histoire de la prise d'Auxerre.

Si M. Papillon 'a 'eu connoissance de cet auteur, comme je me le persuade aisément, il a cru, sans doute, que vous étiez mieux instruit que la Croix du Maine, qui fit naître Pierre Gro. gnet à Auxerre. Je ne ferois point difficulté de préférer votre témoignage à celui de ce bibliothécaire, souvent peu exact, s'il ne m'étoit tombé depuis peu entre les mains quelques ou.. vrages de Grognet, où l'auteur lui-même, en différens endroits, se dit Auxerrois.

Vos recherches sur cet auteur ont excité les miennes, eu égard à l'intérêt que je prends à la bibliothèque de Bourgogne. Cette lettre pourra servir de supplément à la vôtre, et même d'addition au manuscrit de M. l'abbé Papillon, à moins que vous ne me fassiez la grâce de me communiquer les raisons qui vous portent à croire que Pierre Grognet étoit né à Touci.

Je ne sais si cet écrivain a cu de la réputation du temps de François Ier, mais il me semble qu'il est aussi connu aujour. d'hui qu'aucun autre auteur de son espèce, j'ajoute même autant qu'il le mérite. La Croix du Maine et du Verdier en parlent assez amplement, de même que de ses ouvrages, dans leurs bibliothèques françoises, et ce premier, à la page 400 de la

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