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Cette Défense des Libertés de l'Eglise Gallicane est imprimée depuis quelque temps ; mais d'après l'observation faite à l'Editeur, que cet ouvrage étant spécialement dirigé contre les partisans de l'infaillibilité du Pape, le moment pouvoit ne pas être favorable pour lui donner de la publicité, il a cru devoir altendre que les négociations avec la Cour de Rome pour un nouveau Concordat fussent terminées.

(Nole de l'Edileur.)

DES
LIBERTÉS DE L'ÉGLISE GALLICANE,

ET

DE L'ASSEMBLÉE DU CLERGÉ DE FRANCE,

TENUE EN 1682;

OU

RÉFUTATION
DE PLUSIEURS OUVRAGES, PUBLIÉS RÉCEMMENT EN ANGLETERRE,

SUR

L’INFAILLIBILITÉ DU PAPE;

OUVRAGE POSTHUME
DE M. LOUIS-MATTHIAS DE BARRAL,
SUCCESSIVEMENT AGENT GÉNÉRAL DU CLERGÉ, ÉVÊQUE DE TROYES, DE MEAUX,

ET ARCHEVÊQUE DE TOURS;
(MORT LE 6 JUIN 1816);

PRÉCÉDÉE
D'UNE NOTICE SUR SA VIE PUBLIQUE ET SUR SES ÉCRITS;

PAR L'ABBÉ DE BARRAL, SON FRÈRE.

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PARIS,
ADRIEN ÉGRON, IMPRIMEUR-LIBRAIRE.

M. DCCC. XVII.

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SUR

LA VIE PUBLIQUE ET SUR LES ÉCRITS

DE

LOUIS-MATTHIAS DE BARRAL.

Uni à l'Archevêque de Tours par les doux liens de la fraternité, et son ami dès ma plus tendre jeunesse, sa mort me fit ressentir une douleur telle que je n'en avois point encore éprouvé de pareille; et elle pèsera sur mon coeur jusqu'à ce qu'il soit privé de sentiment. La douleur que j'éprouve , ses amis la partagent, et il n'en a jamais perdu un seul, quelles qu'aient été les vicissitudes de sa vie, et les disgrâces dans sa fortune. Cerare bonheur, il le devoit à la bonté et à la douceur de son caractère, à la simplicité de ses mæurs; à sa politesse franche et affectueuse ; à sa gaîté douce et naturelle; qualités précieuses, qui prêtent tant de charmes à la vertu.

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Ce qu'un homme, qui a occupé de grandes places, a été dans son intimité, est sans doute d'un léger intérêt pour beaucoup de personnes : on n'estime en lui que les vertus publiques, et l'on veut que ses actions ayent été en rapport avec ses écrits; l'on veut trouver dans ses écrits cette logique qui persuade, cette science qui éclaire : l'on veut aussi y trouver, sur-tout dans un Evêque, courage, fermeté, charité, justice et convenances. Heureux qui a réuni ces rares et précieuses qualités!

La vie publique de l'Archevêque de Tours a commencé à l'époque où il fut Agent-Général du Clergé. Il ne remplit cette place que peu de temps, ayant été nommé Coadjuteur de son Oncle, l'Evêque de Troyes ; mais ce peu de temps fut employé utilement:il y déploya une grande habileté dans les affaires, et il y trouva l'occasion de développer son caractère, qui a constamment été de tout braver pour remplir ses devoirs. Il fit et présenta au Conseil-d'Etat, lors de la trop malheureuse affaire du Collier , un Mémoire plein de force et de science, pour réclamer, au nom du Clergé, l’immunité personnelle des Evêques. Par quelle fatalité ses conclusions n'ontelles pas été accueillies! On auroit évité beaucoup d'éclat et de scandale; peut-être même des événemens , qui ont été encore plus funestes, n'auroient-ils pas eu lieu.

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Son Oncle ayant donné la démission de son Evêché, l'Archevêque de Tours crut prudent de sortir de Franee, craiguant que, d'après les décrets surla Constitution Civile du Clergé, on n'exigeât de lui qu'il prît à l'instant même le gouvernement du diocèse; et il vouloit laisser s'écouler le teinps nécessaire, pour que cette démission pût être acceptée par le Pape. Aussitôt que cette acceptation fut arrivée, il rentra en France. L'on ne tarda pas à lui demander son serment, il le refusa ; les Electeurs du Département de l'Aube s'assemblèrent pour lui donner un successeur; et il leur écrivit une lettre pleine d'onction, de force et d'érudition, pour leur prouver leur incompétence et celle de l'Assemblée Nationale sur une telle matière, ainsi que pour les exhorter, au nom de la Patrie et de la Religion, à ne pas coopérer au nouveau schisme qui se formoit en France.

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Je n'entreprendrai pas de le suivre dans une aussi longue et aussi savante discussion; d'autant que les auteurs de cette funeste Constitution rougissent actuellement de leur ouvrage, et que ceux qui y ont adhéré ont eu la bonne foi de se rétracter. Qu'il me suffise d'en citer quelques traits épars, qui prouveront jusqu'à quel point il étoit rempli des vertus de son état. Je suivrai la même méthode en parlant de ses autres écrits.

« Je vais donc vous exposer mes sentimens intimes, et en disant quels « furent mes devoirs comme Évêque, je vous parlerai des vôtres.... Toute« fois, je ne puis vous dissimuler la secrète satisfaction que j'éprouve de « n'être appelé qu'après les autres Évêques de l'Eglise Gallicane, à rendre le « témoignage de ma Doctrine: non que j'eusse aucun doute sur la vérité et « la sainteté des maximes qu'ils ont professées ; mais parce qu'un rôle mo

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