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reliqui Volsiniensium, et quod servorum fidem atquc reverentiam erga dominos non exuerat, in attributas alibi sedes migraverunt : hoc quoque bellum dignum triumpho visum est; eumque consul a. d. calendas novembres tanquam de Volsiniensibus egit.

XL. Iisdem consulibus a Cn. Cornelio, C. Marcio censoribus lustrum conditum : censa sunt civium capita ducenta nonaginta duo millia ducenta viginti quatuor : numerus sane magnus et propemodum incredibilis, tot bellorum a primis ferme Urbis initiis nunquam cessantium continua detrimenta, tot ex pestilentia morbisque saevissimis non minores bellicis strages, cogitanti. Ceterum aliis aliisque subinde populis in civitatem recipiendis, quod institutum a Romuli sapientia profectum posteri constanter tenuerunt, invicta nullisque cladibus superabilis effecta est respublica; quam nec a Pyrrho data damna, neque naufragia frequentia primo punico bello, neque secundo Trasimenus et Cannae potuerunt affligere, quin ex incommodis suis identidem alacrior ferociorque resurgeret.

XLI. At in Graecia Lacedaemonii militari laude et ipsi percelebres, neque impares romana e virtuti, quoniam arcebant peregrinos, nec imperium, quod pepererant, diu , neque libertatem suam semper tueri potuerunt. détruite. Quant aux citoyens libres, et aux esclaves qui ne s'étaient point écartés du respect et de la soumission qu'ils devaient à leurs maîtres, ils furent transportés dans d'autres demeures. Cette guerre fut aussi jugée digne du triomphe; et le consul triompha, comme vainqueur des Volsiniens, avant les calendes de novembre. XL. Ce fut sous ces mêmes consuls que les censeurs Cn. Cornelius et C. Marcius fermèrent le lustre, après avoir trouvé dans leur dénombrement deux cent quatrevingt-douze mille deux cent vingt-quatre citoyens. Ce nombre est grand sans doute, et presque incroyable pour quiconque réfléchit aux pertes continuelles des Romains, pendant tant de guerres qui, presque à partir de la fondation de Rome, se sont succédées sans interruption , et à la mort de tant de citoyens emportés par la peste et de formidables épidémies, fléaux non moins meurtriers que la guerre même. Mais la sage politique dont Romulus donna l'exemple, en accordant successivement le droit de cité aux différens peuples voisins, et que ses descendansont constamment imitée, a rendu invincible la république, et l'a mise au dessus de tous les revers; et ni les pertes que lui a fait éprouver Pyrrhus, ni les fréquens naufrages qu'elle a eus à déplorer durant la première guerre punique, ni, pendant la seconde, les désastres de Trasimène et de Cannes, n'ont jamais pu entraîner sa ruine. Après les divers échecs qu'elle a essuyés, elle s'est toujours relevée plus fièreetplus puissante. XLI. En Grèce, au contraire, les Lacédémoniens, extrêmement célèbres par leur gloire militaire, égaux en courage aux Romains, pour n'avoir jamais voulu recevoir d'étrangers parmi eux, n'ont pu conserver longtemps l'empire qu'ils avaient acquis, ni même défendre Sed quum leuctrica pugna mille non amplius Spartiatae cecidissent, protinus potentia civitatis corruit : iterum ad Sellasiam, Lacedaemoniorum sex ferme desideratis millibus, statim amissa libertas est. Achaci vero, ejusdem Peloponnesi incolae, vicinos omnes aequo jure com* plexi, pulcherrimam constituerunt rempublicam , et mansuram, nisi romanam potentiam, tum etiam longe lateque imperantem, insania paucorum in perniciem suam patriaeque provocasset. Atqui tam diversus eventus instituta tam dissimilia necessario secutus est. Sicut enim natura e congruit, corpus quod justum ad modum salubri cibo reficitur, robustius et longioris aevi esse, quam si ingenito contentum succo extra se natum alimentum omne aspernaretur : ita florentiores fuere civitates, quae suum efficere noverunt, quidquid usquam egregii erat, quam quae inepta quadam arrogantia habentes despicatui, quod in sua gleba natum non esset, semetipsas multis bonisque potentiae quaerenda e tuendaeve adjutoribus spoliarunt.

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XLII. Idem annus rei sane crudeli, sed mox intemperantissime usurpatae, initium attulit, ut sanguis humanus, in gratiam levissimi cujusque spectatoris affatim fusus, voluptas publica fieret. Barbari moris autoujours leur propre liberté. La bataille de Leuctres, où cependant il ne périt pas au delà de mille Spartiates, porta incontinent un premier coup à leur puissance; et, après qu'ils eurent été défaits une seconde fois à Sellasie, où ils laissèrent sur le champ de bataille environ six mille des leurs, la perte de leur liberté se trouva de suite consommée. Mais les Achéens, habitans du même Pélopo nnese, en s'associant sans distinction tous les peuples voisins, parvinrent à former une république fort belle, et qui se serait long-temps soutenue, si l'extravagance de quelques particuliers n'eût attiré, pour leur ruine et celle de leur patrie, les armes des Romains dont la domination était déjà fort étendue. Or, des systèmes tellement opposés devaient avoir, de toute nécessité, des résultats tout-à-fait contraires. Car, comme il est selon les lois de la nature, qu'un corps qui se nourrit d'alimens salubres, pris avec modération, soit plus robuste et se conserve plus long-temps que celui qui, content des sucs qu'il trouve dans sa propre substance, dédaigne toute nourriture étrangère; de même les républiques sont toujours devenues plus florissantes, quand elles ont su s'approprier tout ce qu'il y avait d'excellent hors de leur sein, que quand, par une inepte arrogance, dédaignant tout ce qui n'était pas né dans leur fonds, elles se sont privées de nombreux et bons auxiliaires, propres à contribuer à l'accroissement et au maintien de leur puissance.

XLII. Cette année vit naître un spectacle cruel sans doute dès son origine, mais qui fut bientôt porté aux derniers excès de barbarie. Il consistait à répandre avec profusion le sang humain, pour l'amusement du public et le divertissement d'une vile populace. Les auteurs de ctotes M. et D. Junii Bruti, nescio qua pietate defuncti patris cineres honoraturi, gladiatorium munus ediderunt, magno favore civitatis. Sed hanc humanitatis injuriam ulta pestilentia est, quae per istum et sequentem annum atrocissime saeviit. Ob quam, quum sibyllinos libros adiri placuisset, ira deum immissam esse, repertum. Ergo religiones profecto parum caste haberi suspicione orta, pontifices, diligentius observando et inquirendo, plurima sacella fanaque a privatis occupata esse invenerunt; et Capparoniam ex vestalibus incesti crimine teneri. Sed illa, dum rea peragitur, suspendio praevenit supplicium : in corruptorem ejus consciosque servos legibus animadversum est. Loca sacra ex privatorum temeritate priscis usibus vindicata.

XLIII. Sic exsoluta religionibus civitate, patres animum rursus ad reipublica e curam retulerunt; et quoniam Etruria jam pacata, nihil in Italia reliqui motus erat, ambos anni novi* consules in Siciliam cum legionibus transgredi placuit. Fuerunt hi M. Valerius M. F. M. N. Maximus, qui in hoc honore Messalla appellatus est, et M. Otacilius C. F. M. N. Crassus. Ab his transportatas prospere copias eadem in rebus gerendis pro

* U. C. 489. A. c. 263.

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