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Syracusanorum eo tempore socii). Mamertini in arctuin coacti, Cio quodam praetore copias opponunt hosti, ad Longanum amnem in mylaeo campo castra habenti. Pugna commissa, quum dubio Marte certaretur, subito in latera Mamer tin orum recens impacta cohors, haud dubiam Hieroni victoriam tradidit. Nam ante prœlium Hiero ducentos Messeniorum exsules, fortitudine et Mamertinorum odio praestantes viros, additis de suo exercitu delectorum quadringentis, « vicinum collem, cui Thorax nomen est, circumire, hostemque incautum improviso incursu turbare » jusserat. Ii mandata gnaviter exsecuti effecerunt, ut universus Mamertinorum exercitus internecione caederetur.

XVII. Cios, re desperata, jam nihil aliud quam mortem mereri manu cupiens, multis vulneribus affectus capitur, et in hostium castra deductus, fidem extorum aruspicumque praedictionem , alio quam speraverat eventu, comprobat. Nam ante pugnam immolanti vates inspectis extis promiserant, « fore ut in castris hostilibus pernoctaret. » Id ille in spem victoriae trahens, sero se ambigua praedictionis interpretatione deceptum agnovit. Hac aegritudine confectus, quum postridie inter equos captivos eum videret, quo filius in prœlio usus fuerat, hune etiam occubuisse conjectans, fasciis fo

celle de Sicile). Les Mamertins, qui se trouvaient extrêmement resserrés, vinrent, sous la conduite d'un certain Cios, qu'ils avaient pour préteur, présenter la bataille à l'ennemi campé dans les plaines de Myla, sur les bords du fleuve Longane. Les deux armées combattaient sans que la victoire penchât d'aucun côté, lorsqu'une nouvelle cohorte, venant tout à coup prendre les Mamertins en flanc, la détermina en faveur d'Hiéron. Car, avant que le combat s'engageât, il avait détaché deux cents exilés messéniens, dont le courage était encore animé par la haine qu'ils portaient aux Mamertins, avec quatre cents soldats d'élite tirés de son armée, leur ordonnant «d'aller, en faisant un circuit, se poster derrière la colline voisine, appelée Thorax; de fondre tout à coup sur l'ennemi qui ne s'y attendrait nullement, et de jeter l'épouvante dans ses rangs. » Le détachement exécuta ces ordres avec une telle ardeur, que toute l'armée des Mamertins fut taillée en pièces.

XVII. Cios, voyant que tout était perdu, ne songea plus qu'à mourir en combattant. Néanmoins, après avoir reçu plusieurs blessures, il demeura prisonnier, et, conduit dans le camp des ennemis, il vérifia la prédiction que lui avaient faite les aruspices d'après l'inspection des entrailles d'une victime, mais bien autrement qu'il ne s'y était attendu. Car, avant le combat, les prêtres, après avoir examiné les entrailles d'une victime que ce préteur faisait immoler, lui avaient promis « qu'il passerait la nuit dans le camp ennemi. » Cios, qui d'après cela s'était flatté de remporter la victoire, reconnut, mais trop tard, qu'il avait été trompé par la double manière dont pouvait s'interpréter la prédiction. Il s'abandonnait à sa douleur, lorsque le lendemain il apermentisque vulnerum revulsis spiritum indignantem effudit. Mamertinos clade comperta desperantes, jamque victori cum infulis supplicum occursuros, ex inopinato fortuna servavit.

XVIII. Forte sub idem tempus Annibal, Carthaginiensium praetor, in Liparaeorum agebat insulis, qua e Sicilia e adjacent. Is, audita Hieronis victoria, metuens, ne Mamertinis penitus excisis syracusana potentia Carthagini gravis et intoleranda fieret, specie gratulantis ad Hieronem ocius venit; eumque moratus ne statim ad Messanam duceret, urbem ingressus est prior, Mamertinosque deditionem facere volentes non modo verbis ad spem retinendae libertatis revocavit, sed etiam praesidium suorum militum introduxit. Hiero astutia Pœni se delusum inlelligens, quum ad obsidionem jam difficiliorem futuram haud satis paratus esset, Syracusas rediit; exceptusque magna omnium laetitia, et ab universis copiis rex acclamatus, postea quoque nomen istud civium externorumque consensu retinuit. Hierone digresso, Mamertini, quum fiduciam paulisper resumsissent, de rebus praesentibus deliberantes, duas in factiones scindebantur. Alii « non esse dubitandum autumabant, quin Carthaginiensium tutela e se permitterent:

eut, parmi les chevaux enlevés aux vaincus, celui que son fils avait monté pendant la bataille. Jugeant par là qu'il était du nombre des morts, il arracha l'appareil mis à ses blessures, et perdit une vie qui lui devenait odieuse. Les Mamertins, que la nouvelle de la défaite de leur armée réduisit au désespoir, se disposaient déjà à aller au devant du vainqueur avec les bandelettes des supplians, quand la fortune les sauva contre leur attente. XVIII. Par hasard, à cette époque, Annibal, préteur des Carthaginois, se trouvait dans les îles des Liparéens, qui sont voisines de la Sicile. A la nouvelle de la victoire d'Hiéron, craignant que, si les Mamertins se trouvaient anéantis, la puissance des Syracusains ne vînt à menacer par trop celle de Carthage, il accourut auprès du vainqueur, sous prétexte de le féliciter, et, l'ayant retenu quelques jours pour l'empêcher d'aller sur-le-champ à Messine, il entra le premier dans cette ville. Trouvant les Mamertins disposés à se rendre, il les rappela à l'espoir de conserver leur liberté, non-seulement en leur promettant de les secourir, mais encore en introduisant dans leurs murs une partie de ses soldats. Hiéron comprit qu'il s'était laissé jouer par l'astucieux Carthaginois, et, n'étant pas suffisamment préparé pour un siège que cette circonstance rendrait plus difficile, il s'en retourna à Syracuse, où il fut reçu par tous les habitans avec de grandes démonstrations de joie. Proclamé roi par le suffrage universel des troupes, il conserva depuis ce titre, du consentement des citoyens et des étrangers. Après le départ d'Hiéron, les Mamertins reprirent un peu confiance, et se mirent à délibérer sur ce qu'ils avaient à faire dans le moment présent. Mais ils se trouvaient partagés en deux partis différens.

quum hoc non modo plures ob causas conducibile, sed etiam, admisso jam praesidio, necessitati proximum videretur. »

XIX. Contra dicebatur : « Non minus infensos Mamertinis Pœnos, quam Hieronem fuisse : neque dubitandum, quin illi non benevolentia, sed cupidine dominandi, Messanam defendere statuerint : a multis jam aetatibus eos imperium affectare Siciliae, non exercituum, non classium damno, ne suarum quidem rerum metu et africis bellis, ab improba spe deterritos. His igitur si se committant, classem validam, et ipsius Siciliae pleramque partem jam obtinentibus, sine exceptione ulla servituros esse. Minime igitur expedire vocari auxilio Carthaginienses, populum impotentem, infidum, graviusque jugum impositurum, quam a Syracusanis timuissent. Praesidium punicum, si eo tantum consilio venisset, ne in manus Hieronis mamertina civitas incideret; re jam perfecta dimitti bona cum gratia posse : si qua vero clandestina subesset molitio; etiam intentiore studio ancipitis amicitiae fallacias praeveniri oportere. Romanos igitur potius implorarent, armis invictos, fide praestantes, neque causam retinendae sub sua ditione Messanae, neque facultatem habituros : quibus in Sicilia ne vestigium quidem soli, ne

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